Bibittes à patates et lépidoptères

Vidéo-performance, 2:04 minutes, 2022

Crédits à Waahli pour la création sonore

 

Catherine Boisvenue Ménard

 

Oscillant entre réel et irréel, cette vidéo initie une transgression du corps vers une figure « entre-deux » dont l’habitant paradigmatique est de nature animale, végétale et monstrueuse. Animant et magnifiant formes, mouvements, couleurs, musiques et textures en utilisant le corps dansant, contorsionné, prolongé et arrimé à de grandes sculptures-marionnettes, cette œuvre émane d’une intégration maîtrisée et jubilatoire d’une densité organique avec les procédés de création analogues et les technologies numériques.

Comment des insectes danseraient-ils? En s’inspirant entre autres des déplacements du royaume de ces bêtes minuscules, Catherine Boisvenue Ménard se métamorphose en créant des costumes qu’elle peut activer à la manière de marionnettes. Au sujet de ses œuvres qu’elle porte comme des extensions de son corps, Catherine mentionne qu’elle cherche à révéler « la puissance cachée des corps ». Une fois qu’elle a enfilé l’une de ses sculptures-vêtements, la performeuse devient une « bibitte » de nature indescriptible ayant son propre langage corporel capturé par sa caméra vidéo. Les environnements qui englobent l’artiste déguisée reproduisent de manière déformée les formes et couleurs des costumes. Lorsqu’elle change d’accoutrement de bestiole, le décor se métamorphose pour exprimer la symbiose de celle-ci avec son milieu.

Rédigé par : Julien St-Georges Tremblay