
Avec cette œuvre, j’explore l’hypocrisie de nos comportements en ligne - et par rapport à la sixième extinction de masse - alors que nous sommes parfaitement au fait des impacts tangibles et destructeurs de notre usage du numérique : la diffusion en ligne (streaming) étant la plus nocive, l’IA certainement autant sinon plus, jusqu’à la plus petite recherche de mot clé et ici, le téléchargement d’une image. Bien que nous en soyons conscients, nous utilisons tous ces outils sans retenue comme si nous pouvions retarder notre changement de comportement (ainsi que le sentiment de culpabilité qui tôt ou tard nous accableras). Nous nous maintenons dans le confort et le conformisme aux façons d’être en relation actuellement : cliquer, aimer, défiler, chercher, diffuser, générer, nuager, publier.
J’utilise le voyage comme une métaphore de nos façons d’éviter les changements de comportement mais aussi pour mettre de l’avant notre nature profonde : nous sommes des êtres de croissance, de curiosité, d’émancipation dotés d’un appétit démesuré pour la nouveauté. Comment l’humain peut-il canaliser ces besoins, cette nature, ailleurs, dans des modes de vivre ensemble plus éthiques, moins destructeurs pour notre écosystème, notre maison collective?
Le titre est l’adaptation d’un livre de l’artiste Olafur Éliasson, Your engagement has consequences, le ramenant à un geste encore plus simple fait tous les jours dans l’Occident : cliquer.